jeudi 23 mars 2017

Visite au Centre Paul Klee Berne Suisse

Aujourd'hui j'ai eu la chance de visiter le Centre Paul Klee à Berne en Suisse. Paul Klee est un peintre  que j'ai eu la chance de connaitre depuis mon enfance puisque la maison où il a séjourné durant son passage par la Tunisie se trouve dans la même ville où j'ai grandi. Mon père m'a souvent parlé de lui , de son passage en Tunisie.Il le faisait chaque fois où nous passions devant cette demeure, qui est hélas abandonné! 

Le centre est une merveille architecturale dessinée par l'architecte Renzo Piano. Il se présente en trois bâtiments  formant une onde ou vague. 




Le musée  abrite un grand nombre des oeuvres du peintre mais offre aussi des expositions périodiques  comme celle que j'ai eu la chance de voir aujourd'hui: Devrait tout être su? 

« Devrait tout être su ? Ah, je ne le crois pas ! » notait Paul Klee sur l’une de ses dernières œuvres. L’exposition ouvre de nouvelles perspectives sur le peintre Klee, qui était aussi philosophe, poète et jonglait avec les mots . 
L'exposition nous présente ses créations verbales, son art de manier la langue, qui s’accompagnent souvent d’un sens subtil de l’ironie et de l’humour, ouvrent de surprenantes perspectives sur ses toiles. Son œuvre est l’expression d’une « pensée artistique », qui a pris forme de manière incroyablement diverse et riche. Différentes présentations nous introduisent dans l’univers mental de Klee. Des livres, provenant de sa bibliothèque personnelle, nous invitent à le suivre dans ses lectures, pour un « petit voyage au pays de la meilleure connaissance ».
J'ai aussi pu voir le film d'ARTE: Le Silence de l'Ange  de Michaël Gaumnitz et qui retrace la vie et la carrière du peintre tout en stressant l'influence de son passage par la Tunisie sur certaines de ses oeuvres. 
J'ai beaucoup aimé l'exposition et j'ai pris connaissance  de beaucoup de détails qui m'ont échappé   mais j'ai senti de l'amertume aussi. D'une part je n'ai pas pu voir  des oeuvres de Klee faites en Tunisie. D'autre part, j'ai senti du regret pour  la culture en Tunisie . Un pays  qui regorge de trésors artistiques et historiques  et qu'on n'exploite pas. 





Quoiqu 'en avril 2014,  la Tunisie a célébré le voyage de Klee, Macke et Moillet qui  s'est déroulé du 7 au 22 avril 1914 cela reste  insuffisant. En effet durant ces célébrations des  personnes  de différents pays et surtout des Suisses et des Allemands sont revenues  sur les traces de Klee mais elles étaient déçus en arrivant devant la maison qui a accueilli l'artiste en 2014 puisqu'ils  se sont retrouvées devant un bâtiment fermé, abandonné, et délabré. Il n'y avait aucune indication et aucune trace du séjour de l'artiste à  la ville  d'Ezzahra , jadis appelée Saint Germain. 



mercredi 22 mars 2017

Blogging for a Revolution: Conférence à Bienne .


Blogging for a revolution 

Mes lectures : Seule Venise de Claudie Gallay

Pour être honnête je n'ai jamais entendu parler ni de ce livre publié en 2013 ni de son auteur. C'est le hasard qui a mis ce livre entre mes mains. En effet, la semaine dernière , j'étais devant un espace culturel pour voir l'avant-première d'une nouvelle pièce théâtrale tunisienne, quand une femme qui m'a reconnue est venue m 'exprimer sa détresse et son inquiétude face à l'abandon du livre par les Tunisiens. La dame m'a expliqué  qu'elle était libraire et que sa librairie existait depuis des années déjà mais que peu de gens  la fréquentaient. Sans hésiter une seconde j'y suis allée et croyez moi je ne l'ai pas regretté une seconde. L'endroit était très sympas et on pouvait y trouver des livres pour tous les goûts. D'ailleurs j'ai suivi les conseils de la libraire qui m'a présenté le livre Seule Venise comme son coup de coeur et je ne  regrette pas de l'avoir acheté.




Le livre de 253 pages raconte l'escapade d'une quadrégénaire quittée par son amoureux à Venise. Une ville qui a été jadis un témoin de leur amour . Cette  française  rongée par le désespoir vide son compte en banque et part à Venise qu'elle nous fait découvrir en hiver. Elle  y atterrit  dans une pension dans le Castello. Elle y rencontre différentes personnes avec différentes  personnalités; un prince russe sur une chaise roulante , avec un caractère très spécial, et  arrivé à Venise   sur les traces d'un amour d'adolescence qu'il n'avait pas pu oublié , Luigi le propriétaire de la pension, un couple de danseurs ...
Notre héroïne  se balade à Venise en nous faisant découvrir la ville, ses monuments mais aussi ses artistes. On la suit dans ses ballades mais aussi dans ses états âmes, ses tentatives de retrouver l'amour et oublier ses douleurs, se débarrasser de l'amour pensent de son compagnon. 
Pendant cette escapade elle rencontre un libraire, un passionné des livres et des peintres.Il lui fait découvrir les faces cachées de la ville.
Des sentiments se développent !
Retrouvera t-elle l'amour  à Venise ? 


        

dimanche 12 mars 2017

Coup de Gueule

J'en ai ras le bol des ingrats qui ne ratent aucune occasion pour insulter la révolution, les martyrs, les blessés, les syndicalistes,les jeunes chômeurs et marginalisés, les blogueurs, les défenseurs des droits humains, et toute personne qui a cru en une révolution et un changement et qui y a participé. Je ne vais pas m'étaler sur toutes les conneries, les mensonges, etc etc
Je commencerai par certains journalistes qui sautent sur toute occasion de détresse notamment les attaques terroristes pour insulter les défenseurs des droits humains tout en oubliant que le fait d'ouvrir leurs gueules puantes fait partie des droits humains obtenus grâce aux sacrifices de ces défenseurs : حقوقيون et qu'ils appellent : حكوكيون و عقوقيون tout en croyant qu'ils sont si malins , intelligents et brillants en jouant à ce jeu malhonnête. Ces mêmes journalistes qui viennent pleurnicher et demander l'aide de ces mêmes défenseurs des droits humains chaque fois où leurs droits sont bafoués. Tous mes respects aux journalistes qui respectent leur métier et le font convenablement et cherchent à servir le peuple et l'humanité et non pas des agendas, des lobbies, des hommes d'affaires , de partis , des bandits et des mafias.
J'en ai ras le bol de tous ceux et toutes celles qui n'osaient pas ouvrir leurs gueules même pour exposer un problème personnel banal où dénoncer une simple injustice et qui n'arrêtent pas de s'attaquer aux cyber-activistes et blogueurs. Durant les premiers mois de la révolution ( période d'euphorie révolutionnaire ), ces derniers ont commencé à minimiser les efforts et les sacrifices de ces cyberactivistes et blogueurs dans le changement qui a eu lieu.
Bien sûr puisque être révolutionnaire était à la mode à l'époque et pour se montrer il fallait dénigrer les autres. A l'époque nous étions : الراكبون على الثورة . Ensuite et avec certains développements négatifs, ces mêmes personnes ont commencé à pencher vers la théorie du complot ( en suivant les pas du grand philosophe de Ben Ali et son torchon électronique, le grand génie derrière l'expression cyber-collabos) et bien sûr on a voulu faire des cyberactivistes des boucs émissaires. C'est à ce moment là que tout le monde s'est rappelé du rôle des cyberactivistes et c'est à ce moment là que ces derniers ont été accusés de trahison et de malhonnêteté . On a commencé à entendre ces histoires de CIA ( un big LOL), Mossad ( pauvres cons) , etc .
Je vous vomis toutes et tous ( ceux et celles que j'ai évoqué ci dessus) et je parle là à mon nom et je ne représente que moi même et je n'ai jamais cherché à représenter qui que ce soit. Le processus révolutionnaire est un fait que personne ne pourra plus nier.Il y'a eu un changement que vous le veuillez ou pas. On ne rebroussera pas chemin. le passé c'est du passé.
En ce qui concerne le cyber-activisme et le blogging je dirais que oui il y'a une révolution numérique qui a eu un grand impact sur tout le globe.Je n'irai pas au point de dire que ce qui s'est passé en Tunisie est une révolution internet ou Facebook puisque tout a commencé sur le terrain à Redeyef, puis à Ben Guerdane , Skhira , Monastir , Sidi Bouzid ( lisez l'histoire de votre pays c'est très important: même si cela n'a pas été écrit par nos historiens cela existe sur plusieurs sites Internet il suffit de chercher).Des gens on sacrifié leurs vies ( des martyrs) et des parties de leurs corps ( on appelle ces héros des blessés) , d'autres ont pris des risques ont donné de leurs temps, de leurs jeunesse, de leur santé, de leur vie pour voir un vrai changement. Des générations se sont sacrifiées pour que vous puissiez ouvrir vos gueules puantes librement.
Je tiens à vous rappeler que jusqu'au 13 janvier 2011, vous ne pouviez pas aller sur Youtube librement.La majorité des sites et blogs étaient censurés. Facebook l'a été pendant 16 jours en 2008.
Certains me diraient et qu'est qu'on a fait avec Facebook et la liberté d'expression. Je répondrai que voilà vous pouvez ouvrir vos gueules si puantes , vous êtes entrain d'utiliser tous ces outils pour pleurnicher , insulter et parfois cela marche et vous obtenez vos droits bafoués.
Bref, si c'était à refaire je ferai la même chose je lutterai pour cette liberté d'expression jusqu'au dernier soupir et jusqu'à la dernière goutte de sang.
Ma liberté compte beaucoup pour moi et je n'ai pas eu besoin de la CIA pour l'apprendre. Je n'ai pas eu besoin de leçons et de formations pour créer un blog.
Je remercie mes parents qui m'ont toujours fait confiance et m'ont appris à vivre librement.
Tous mes respects à mon père et ses camarades grâce à qui j'ai compris qu'il y' avait un grand problème en Tunisie ( rien qu'en lisant leur histoire).
Je remercie tous les cyberactivistes et blogueurs qui m'ont ouvert la voie pour qui je m'y mette aussi et à leur tête notre martyr : Zouhair Yahyaoui.
Une pensée au grand juge, feu Mokhtar Yahyaoui.
Une grande pensée à mon ami: Sofiane Chourabi ainsi à Nedhir que je n'ai jamais connu.
Je remercie toutes les personnes qui croient toujours en ce processus révolutionnaire et qui veulent vivre librement.
Personnellement, je n'ai jamais jeté l'éponge et ce n'est pas aujourd'hui que je le ferai.Je continuerai cette bataille pour toutes ces personnes que j'ai citées mais aussi pour mon pays que je vénère et pour cette humanité en détresse.
Vos gueules puantes ne m'ont jamais épargnée mais je ne vous dirai pas fermez-les .Je vous dirai que la barque est entrain de couler.Il est grand temps pour que nous passons à autre chose.Il est grand temps que vous comprenez que la bataille pour la liberté et la dignité est notre bataille à toutes et tous.

vendredi 10 mars 2017

Collecte de livres pour les bibliothèques des prisons tunisiennes .

Dernières nouvelles de la Collecte de livres pour les bibliothèques des prisons tunisiennes







Les 8, 9 , et 10 Mars 2017 nous avons assuré une formation pour les agents bibliothécaires pénitentiaires en partenariat avec l'Organisation Mondiale Contre la Torture et la Direction Générale des Prisons et de la rééducation et avec l'appui de la Confédération Suisse ( Département fédéral des affaires étrangères DFAE). 

La formation a été assurée par les deux expertes Rabâa Abdelkéfi et Samia Kamarti.
Les 8 et 9 les deux expertes ont abordé les aspects théoriques de la formation ( traitement physique et intellectuel des documents, sélection et technique d'inventaire du fonds) avant de passer à des exercices d'application. 


Aujourd'hui le vendredi 10 mars , les chargés des bibliothèques des prisons et Centres de rééducation et leur formatrices sont allés à la prison de la Mornaguia y mettre à l'essai la méthode de gestion des bibliothèques convenue entre eux ces deux derniers jours ;


La session de formation a permis d'ouvrir de larges horizons en matière d'encouragement à la lecture et d'activités culturelles qui seront détaillés petit-à-petit et successivement .


La semaine prochaine quelques 5000 publications ou plus seront livrées aux bibliothèques des régions sud-est et sud-ouest ;


- Deux ou trois dons seront livrés à l'OMCT en début de semaine;


Et comme toujours nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette action et nous vous rappelons que nous attendons vos livres pour la Collecte de livres pour les bibliothèques des prisons tunisiennes